Description
Un homme qui calcule tout.
Un hasard qui refuse d’être calculé.
Et si le futur existait déjà, et qu’il vous faisait signe ?
La Défense, aujourd’hui. Mathieu Verdier, quarante-deux ans, est responsable actuariel. Son métier : mettre l’avenir en équation. Depuis son divorce, sa vie tient sur un tableur : même train, même café, même trottoir, même rectangle de ciel encadré par la Grande Arche. Tout est sous contrôle.
Jusqu’au dossier 7714. Un dégât des eaux banal dans un appartement du quinzième. L’assuré, un ancien physicien du CNRS, est mort trois jours après la déclaration. Le dossier devrait être classé. Sauf que le numéro contient sa date de naissance. L’adresse est celle de son enfance. Et sur la photo du sinistre, un livre dont le titre va tout changer.
Commence alors une série de coïncidences trop précises pour être ignorées. Des mots qui reviennent. Des rencontres impossibles. Des chiffres qui s’alignent au-delà de toute probabilité. Sonia, data scientist, calcule que la chance cumulée est de l’ordre de une sur cent millions. Mandel, son directeur, veut transformer ses trouvailles en algorithme prédictif. Leïla, libraire à Puteaux, lui tend les bons livres au bon moment sans rien expliquer.
Si on ne peut pas le quantifier, ça n’existe pas. — Ce qui existe le plus n’a jamais été quantifié.
MATHIEU
L’actuaire · 42 ans
Troisième wagon, grand americano, vingt-huitième étage. Divorcé, méthodique, insomniaque. Un homme qui a passé sa vie à ne pas se fier à lui-même.
« Demain sera identique. C’est ce que j’appelle une bonne journée. »
SONIA
La data scientist · 35 ans
Polytechnique, ENSAE, trente-et-unième étage. Sceptique méthodique. La seule personne à qui Mathieu peut montrer le fichier Excel des coïncidences sans avoir l’air fou.
« Corrélation n’est pas causalité. Mais à ce niveau-là, je ne sais plus comment appeler ça. »
CASTAIN
Le mentor posthume · 78 ans
Ancien physicien du CNRS. Douze cahiers Clairefontaine remplis d’observations rigoureuses. Mort trois jours après avoir déclaré un dégât des eaux à sa compagnie d’assurance.
« Je n’ai pas trouvé une théorie. J’ai cessé d’en avoir besoin. »
Ni fantastique, ni science-fiction. Un roman ancré dans le réel le plus précis — la tour de verre, le vocabulaire actuariel exact, l’esplanade venteuse, les triangles de liquidation — qui bascule progressivement vers un vertige métaphysique assumé. Tout reste explicable par la physique théorique de la double causalité, ou par la folie d’un homme qui a trop lu. Le doute est maintenu jusqu’à la dernière page.
Cinq mois. Un dossier refusé à sa hiérarchie. Une libraire qui connaît les bons livres. Un fils de onze ans qui murmure dans son sommeil une phrase qu’un mort a écrite trente ans plus tôt. Et une appendicite qui va forcer Mathieu à comprendre, au moment où il n’aura plus rien à calculer, ce que le physicien appelait « poser une vraie pierre dans le futur ».
CE QUE VOUS TROUVEREZ DANS CES PAGES :
✦ La Défense comme personnage — le vent entre les tours, la Grande Arche, les souterrains, le rectangle de ciel qui encadre tout le roman
✦ Un vocabulaire actuariel exact — triangles de liquidation, IBNR, indice d’improbabilité, loi de Poisson — qui donne sa colonne vertébrale à l’enquête
✦ Une théorie réelle — la Double Causalité de Philippe Guillemant, CNRS — intégrée sans simplification ni dogmatisme
✦ Un arc père-fils bouleversant — un enfant qui sait intuitivement ce que son père a mis quarante-deux ans à oublier
Le vent soufflait à travers l’Arche, et Mathieu, pour la première fois de sa vie, ne chercha pas à savoir d’où il venait.
— Dernière ligne du roman
Thriller métaphysique · Synchronicité · La Défense · Roman contemporain · Double causalité · Lâcher-prise · Nicolas Kaen · Éditions SANSSERO

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