114 communes bretonnes sont menacées. Ce roman imagine ce qui se passe quand l’une d’elles refuse de disparaître.

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ÉDITIONS SANSSERO — ÉVÉNEMENT

Et si un village côtier refusait de couler ?

Marée Haute n’est pas un roman de science-fiction. C’est un roman sur demain. Et demain a déjà commencé.


Les chiffres sont réels. L’histoire est inventée. La question est urgente.

Voici ce que disent les rapports que personne ne lit :

+40 cm

Élévation du niveau de la mer prévue d’ici 2050 en Bretagne

114

Communes bretonnes classées en zone d’érosion côtière en 2025

130 000

Bretons menacés de submersion marine

47

Villages côtiers déjà évacués en France depuis 2028 (dans le roman)

Le marégraphe de Brest — le plus ancien au monde, en service depuis 1711 — mesure la montée des eaux depuis trois siècles. L’accélération est documentée : +4 mm par an depuis l’an 2000, contre moins de 2 mm au siècle précédent. Ce n’est pas une projection. C’est une mesure. Le granit de Bretagne ne ment pas, et le marégraphe non plus.

La question n’est plus est-ce que l’eau va monter. La question est : qu’est-ce qu’on fait quand elle monte ?

Nicolas Kaen a choisi de répondre par un roman.


📖 Marée Haute — l’histoire

Nous sommes en 2045. L’arrêté d’évacuation arrive un mardi matin dans la boîte aux lettres de la mairie de Pennarun — un village fictif du Finistère, trois cent quarante habitants sur une presqu’île de granit reliée au continent par une bande de sable que la marée recouvre deux fois par jour.

Six mois pour partir. Indemnisation calculée sur les prix de 2025 — autant dire rien. Un sous-préfet qui applique la loi. Un promoteur qui attend le terrain. Et une maire de trente-cinq ans qui range l’arrêté dans un tiroir et dit : on reste.

Ce qui suit n’est pas une histoire de résistance héroïque. C’est une histoire de construction.

Un ingénieur revenu des Pays-Bas qui sait glisser des caissons étanches sous des fondations de granit. Un pêcheur de soixante-dix ans qui connaît un courant de marée que les cartes du SHOM ne montrent pas — et ce courant devient une hydrolienne. Une biologiste qui découvre que les algues brunes que tout le monde arrachait des murs protégeaient les maisons depuis toujours. Et une adolescente de seize ans qui filme tout avec son téléphone et transforme un village de bout du monde en cause nationale.

La mer ne prend que ce qu’on refuse de lui donner.

— Loïc Le Bihan, pêcheur, 70 ans


🔬 Un roman où tout est vrai — sauf le village

Ce qui rend Marée Haute différent des autres romans sur le climat, c’est que rien n’y est inventé — sauf les personnages et le lieu.

  • Les maisons amphibies sur caissons flottants existent aux Pays-Bas depuis 2005 — plus de 200 construites par l’agence Waterstudio à Amsterdam.
  • Les hydroliennes compactes sont testées au large de la Bretagne depuis 2012 — la Sabella D10 alimente l’île d’Ouessant depuis 2015.
  • L’usine marémotrice de la Rance produit de l’électricité avec la marée depuis 1966 — 17% de l’énergie bretonne.
  • Les algues brunes laminaires absorbent le sel et filtrent les sédiments — documenté scientifiquement, exploité industriellement en Bretagne par Cargill à Lannilis.
  • Les +40 cm d’élévation correspondent au scénario médian du GIEC pour 2050.

Le village de Pennarun n’existe pas. Mais les 114 communes bretonnes en zone d’érosion, elles, existent. Les 130 000 Bretons menacés existent. Et la question — on fuit ou on s’adapte ? — se pose déjà dans des dizaines de mairies du littoral français.

Marée Haute n’est pas une prédiction. C’est une possibilité.


🌊 Pourquoi ce roman, pourquoi maintenant

Parce que la littérature climatique en français n’existe presque pas.

Dans le monde anglophone, la climate fiction (cli-fi) représente déjà 3,5% des publications. Des auteurs comme Kim Stanley Robinson (The Ministry for the Future, recommandé par Barack Obama), Lily Brooks-Dalton (The Light Pirate, bestseller USA Today) ou Becky Chambers (A Psalm for the Wild-Built) ont créé un genre nouveau qui mêle science, espoir et littérature.

En français ? Presque rien. Un vide. Un silence éditorial là où le lectorat — les lecteurs de BookTok, les amateurs de littérature blanche, les gens qui s’inquiètent pour les côtes et qui cherchent autre chose que des rapports techniques — attend quelque chose.

Marée Haute est écrit pour ce lectorat. Pas un tract écologiste. Pas un cours de géologie. Un roman — avec des gens qu’on aime, un lieu qu’on sent, une tension qui monte avec la marée, et un vieux pêcheur qui sourit une seule fois dans tout le livre et dont le sourire vaut quatre millions de vues.


📌 Ce qu’on ne vous dit pas (et que le roman montre)

Les études montrent que les populations relogées de force après évacuation côtière ont un taux de suicide supérieur de 40% à celles restées sur place. L’évacuation sauve des vies — et en détruit d’autres, plus lentement.

Aux Pays-Bas, le programme « Room for the River » a inversé la logique : au lieu de lutter contre l’eau, on vit avec elle. Résultat : zéro mort par inondation fluviale depuis sa mise en œuvre.

En France, la loi Climat et Résilience de 2021 impose aux maires de cartographier les zones menacées à 30 et 100 ans. Certains endroits seront déclarés non constructibles. La question n’est pas si, mais quand.

La presqu’île de Gâvres (Morbihan) est déjà considérée comme condamnée à terme par les experts du littoral. Dans le roman, c’est la maire de Gâvres qui appelle Pennarun pour savoir comment ils ont fait.


DISPONIBLE MAINTENANT

Marée Haute

Nicolas Kaen

Roman autonome · ~360 pages · Climate fiction / Solarpunk réaliste

17,99 €

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La marée montait. Elle monterait encore. Mais Pennarun avait appris à monter avec elle.

Climate fiction · Solarpunk · Bretagne 2045 · Données GIEC · Technologies réelles · Nicolas Kaen · Éditions SANSSERO