Description
La mer monte.
Un village reste.
Pas par héroïsme. Parce que partir, c’est déjà perdre.
Bretagne, 2045. Le niveau de la mer a monté de quarante centimètres. Les villages côtiers sont évacués un par un. Mais à Pennarun, trois cent quarante habitants sur une presqu’île de granit décident de rester.
Maëlle, trente-cinq ans, maire, fille d’un pêcheur que la mer a pris. Yann, ingénieur revenu des Pays-Bas, qui sait construire sur l’eau mais pas encore avec les gens. Loïc, soixante-dix ans, pêcheur retraité, qui boit son café les pieds dans la marée montante et ne bouge pas.
À eux trois, avec une biologiste qui croit aux algues, une adolescente qui filme tout et un sous-préfet qui doute, ils vont transformer un village condamné en quelque chose que personne n’avait prévu.
On ne choisit pas la marée. On choisit comment on la reçoit.
MAËLLE
La maire · 35 ans
Fille d’un pêcheur que la mer a pris. Sa mère est partie. Elle est restée. Son village ne partira pas non plus.
« On ne fuit pas la marée. On apprend son horaire. »
YANN
L’ingénieur · 38 ans
Breton parti construire sur l’eau aux Pays-Bas. Il sait tout des caissons et des marées. Il ne sait pas encore que la technique ne suffit pas.
« Ici, on construit avec l’eau. C’est pas pareil. »
LOÏC
Le pêcheur · 70 ans
Quarante-cinq ans de mer. Un doigt en moins. Un café dans la main. L’eau aux genoux. Il ne bouge pas.
« La mer ne prend que ce qu’on refuse de lui donner. »
Ni barricades ni utopie. Du granit, du sel, des caissons glissés sous les fondations, une hydrolienne artisanale dans un courant que seul un vieux pêcheur connaît, et des algues brunes que trois générations ont arrachées des murs — sans savoir qu’elles les protégeaient.
Six mois. Un ultimatum. Des gendarmes envoyés pour évacuer de force. Une adolescente de seize ans qui filme tout. Deux cent mille spectateurs en direct. Et une marée de coefficient 118 — la plus forte de la décennie.
CE QUE VOUS TROUVEREZ DANS CES PAGES :
✦ La Bretagne comme personnage — le granit, la pluie, le café froid sur la digue, le son de la marée dans les ruelles
✦ Le mélange entre savoir ancien et innovation — quand un pêcheur montre un courant que les satellites ne voient pas
✦ Une romance qui ne dit pas son nom — une passerelle à trois heures du matin, trois centimètres entre deux épaules
✦ Chaque technologie du roman existe déjà — ce n’est pas de la science-fiction, c’est de la science-planification
La marée montait. Elle monterait encore. Mais Pennarun avait appris à monter avec elle.
— Dernière ligne du roman
Climate fiction · Solarpunk · Bretagne 2045 · Roman communautaire · Adaptation climatique · Nicolas Kaen · Éditions SANSSERO

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